vendredi 14 mai 2010
Si j'ecris tous les six mois, j'atteindrai les 2 pages en 2 ans...
Tout est fini. Les nouveaux amis qu'on s'est faits et que peut-etre on ne reverra jamais. La vie en terre inconnnue et les voyages a l'autre bout du monde. J'ai depasse le point le plus eloigne de la maison. Et j'espere le depasser encore, plus loin, plus vite, plus fort.
La maison represente le repos pour le moment. Dormir dans un lit, revoir les memes visages plusieurs jours de suite.
C'est si facile de rencontrer des gens, quand sa vie est basee sur la marche. Marcher les collines de San Francisco, marcher l'observatoire de Los Angeles, faire un pas dans un bar et rencontrer des locaux, des couch surfers qui ne demandent qu'a aider, et proposer leur canape. Dormir dans un lit, avec quelqu'un que je connais. C'est tout ce qu'il me faut.
On se fatigue du voyage ? Faut-il vraiment rentrer chez soi a un moment donne ?
Je veux voir plus, plus de gens, plus de villes et de betes etranges, je veux avoir tout vu quand la fin arrivera. La prochaine etape se doit d'arriver bientot. Mais je veux un lit, un vrai. Juste un endroit ou dire que ca y est, je suis rentree. A la maison.
Plus qu'une semaine, beaucoup de choses a faire. Et la vie d'aujourd'hui sera un souvenir. Mon present deviendra passe, vendredi. Personne a qui tout raconter, c'est trop difficile de resumer la vie. La vie c'est banal et c'est ennuyeux.
mardi 5 janvier 2010
J'ai trouvé ce qui ne va pas chez moi. A peu près.
Je me sens si mal dans cet environnement. La maison des parents, peu d'argent donc peu de liberté, un lit trop confortable, où tous les problèmes disparaissent.
Parce qu'on dépend des gens, quand on attend d'eux qu'ils nous remarquent.
Sous ma couette je n'ai pas besoin de penser trop fort, j'ai juste à fermer les yeux, dormir toute la journée. J'évite le froid du monde et la froideur des gens, qui n'en ont rien à faire que je sois ici ou là-bas, qu'est-ce que ça change de toute façon, je suis toujours moi, rien n'a changé et si je ne leur manquais pas la vie continue. J'ai peur de retourner là-bas mais je ne veux pas rester. Je suis prête à abandonner tout ce que j'ai ici, soyons réalistes, ici rien n'est à moi.
Là-bas, je suis qui je suis et je ne m'empêche rien. Je vis ce que je vis et je ne dépends que de moi. Là-bas j'ai une chance d'exister en tant que vraie personne et pas à travers les autres. C'est ce que j'ai toujours été ici, et c'est ce que je suis depuis deux semaines. Rien n'a changé.
C'est pas le monde qui change c'est les gens qui le peuplent. Et pour rien au monde ils ne changeraient. Je ne suis moi qu'ailleurs, j'irai ailleurs s'il le faut.

