mardi 7 avril 2009
C'est la "chanson" de Mayer qui m'a mise dans cet état méditatif... Une bonne chanson peut vous faire ça. Sur le site de "Battle Studies" de John Mayer, une vidéo, à propos d'une chanson qu'il est en train d'écrire et qu'il a commencé à enregistrer. La mélodie me trotte dans la tête.
Les nouvelles technologies sont à double tranchant. D'un côté, on a la chance de connaître nos artistes préférés "intimement", comme on connaît les personnes que l'on côtoie dans notre "vie" virtuelle. Actualisations de statut et albums photo à l'appui.
Mais depuis que j'ai l'opportunité de voir John, et pas seulement lui, depuis que j'ai l'occasion de voir mes artistes adorés tous les jours, leur magie disparaît. J'aurais aimé découvrir Half of my Heart en même temps que le monde à la sortie de l'album, quand elle sera entière... La chanson n'a pas encore de paroles et déjà elle me hante. Elle n'a pas de sens, c'est simplement une mélodie et quatre mots, qu'il faudra lier. J'aurais largement préféré imaginer pourquoi Mayer a écrit cette chanson, ne pas savoir l'état d'esprit dans lequel il se trouvait et avoir à deviner ce qui lui passait par la tête... Mais je sais qu'il ne ressentait rien à ce moment précis. Pour lui ça sonnait bien à l'oreille. Il n'a pas fini la chanson et ça me trouble.
Oh-oh half of my heaa-art...
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Le travail au Routard m'épuise. C'est comme si je mobilisais mon esprit au maximum, tout ça pour vivre des émotions virtuelles. La Finlande, la Nouvelle Calédonie, je connais sans y être allée. Je peux vous décrire ces endroits que je n'ai jamais vus et vous donner envie de les explorer, tout en sachant que je n'irai peut-être jamais, qui sait ? Et quoiqu'il arrive, ce n'est pas pour demain.
C'est psychologiquement difficile de s'enfermer toute une journée pour rêver et faire rêver à des espaces ouverts, des paysages de carte postale (une expression dont je n'arrive pas à me défaire), des étendues vertes, bleues,... Le gris de la vie face à la beauté de ce qui est dans ma tête.
Un jour, j'irai. Mais j'ai du mal à accepter que pour l'instant mes rêves restent à Vanves, et moi avec.


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